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J’ai longtemps été attirée par les crèmes qui possèdent une odeur de fleurs fraichement coupées, ou encore de bord de mer, par les nettoyants pour le visage qui me donnent l’impression de croquer dans une orange ou de boire une tisane à la menthe. Jusqu’au jour où je suis tombée sur un article qui parlait des fragrances dans les cosmétiques. Je me suis alors questionnée. Qu’est-ce qui fait en sorte que ces crèmes sentent bon au juste ? Est-ce que c’est réellement bon ? Est-ce que je devrais m’en méfier ?

 

Les fragrances sur la peau: s'en méfier

L’industrie nous a amadoués avec ses produits aux effluves toutes plus attirantes les unes que les autres, mais en réalité, elles pourraient causer plus de tort que de bien. Le but de cet article n’est pas de vous convaincre, mais plutôt de vous faire réfléchir, tout comme je l’ai fait, pour être en mesure de faire des choix éclairés.

Au sens littéral, fragrance est «une odeur agréable». Assez simple quand on y pense ! Mais dans les cosmétiques c’est tout le contraire…



Sur vos produits de beauté, cette odeur agréable est notée sous l’appellation fragrance, parfum, perfume, essentiel oil blend ou encore aroma, et c’est bien ce qui est inquiétant ! Il va sans dire que pour les fabriquer, on a recours à plusieurs dizaines (et parfois centaine) de produits chimiques. Ce n’est pas le fait qu’ils soient «chimiques» qui inquiète, c’est plutôt que les ingrédients qui les constituent ne soient pas clairement identifiés. En effet, les mélanges de produits chimiques et/ou naturels utilisés pour les fabriquer sont des «secrets bien gardés», et rien n’oblige pour l’instant les compagnies à nous dévoiler de quoi ils sont faits. Vous appliquez ainsi sur votre peau, des centaines de produits, dont vous ne savez rien.

 

Manque de transparence

La IRFA (International fragrance association), a toutefois publié, en collaboration avec divers membres de l’industrie, une liste des ingrédients fréquemment utilisés dans les parfums. Bien qu’elle ne soit pas exhaustive, elle donne une bonne idée de ce qui est susceptible de se retrouver dans vos produits cosmétiques parfumés. Certains ingrédients sont inoffensifs, mais il va s’en dire que certains qui y sont répertoriés sont liés à certains cancers, problèmes reproducteurs, allergies, et j’en passe. Notons par exemple l'eugenyl methyl ether ( methyleugenol), les ethanolamines (MEA, DEA, TEA), le formaldehyde et ses dérivés (diazolidinyl urea), etc. À nouveau, le problème est que nous n’avons aucune façon de savoir si le produit que nous utilisons en contient !

Outre cela, plusieurs recherches soutiennent le fait que les fragrances font partie des causes les plus importantes de sensibilité de la peau. Les dommages causés à celle-ci peuvent ne pas toujours être visibles en surface et pas immédiatement non plus.

 

Les huiles essentielles

Attention aussi aux huiles essentielles ! Le fait qu’elles soient «naturelles» interpelle beaucoup, mais plusieurs sont répertoriées comme étant de grands sensibilisants, au même titre que les parfums synthétiques. Un exemple est l'huile essentiel de citron (et celles dans la même famille) qui est en plus d'être irritante est photosensible. 

Puisque j’aime nuancer les choses, je ne partirai pas en peur en écrivant que je n’utilise jamais de produits contenant des fragrances, de quelqu’origine soit-elle. Je peux cependant dire que je fais des choix réfléchis. Les produits que j’utilise sur une base régulière, matin et soir, n’en contiennent pas, à l’exception de mon savon pour le corps. Je choisis de n’appliquer aucune fragrance sur mon visage, mais je me permets tout de même d’appliquer, à l’occasion, une crème à main parfumée.

Je m’assure toutefois de toujours valider que la fragrance soit listée au bas de la liste INCI du produit que j’utilise, pareillement pour les huiles essentielles.

Et lorsque je veux m’entourer d’une bonne odeur, j’allume une bougie parfumée ou je mets un brin de parfum sur mes vêtements. ;)

 

Références

Camarasa JG, Lluch M, Serra-Baldrich E, et al. Allergic contact dermatitis. 5th ed. Philadelphia, PA : Lippincott Wiliams et Wilkins ; 2001.

Campaing for safe cosmetics, Fragrance, 2016. Repéré à : http://www.safecosmetics.org/get-the-facts/chemicals-of-concern/fragrance/#sthash.3B9h3zc6.dpuf

Chatard H. Case of sensitization to perfumes with cutaneous and general reactions. Bull Soc Fr Dermatol Syphiligr. 1957 ;64 :323.

IFRA. IFRA Ingredients, 2015. Repéré à : http://www.ifraorg.org/en-us/ingredients#.VW-Cdc-6eUk.

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